Du 8 au 13 septembre 2026, le Cannes Yachting Festival a transformé le Vieux Port et Port Canto en une vitrine internationale de la plaisance. Pour sa 49e édition, le rendez-vous a associé présentations de bateaux, rencontres professionnelles et innovations. Riviera Royal Media a couvert le festival, avec notamment une interview consacrée au Simbad 55. [1][5][8]

Six jours de rencontres sur deux ports

Le salon ouvrait de 10 h à 19 h du mardi 8 au jeudi 10 septembre, puis le samedi 12. Le vendredi 11 proposait une nocturne jusqu’à 22 h ; la clôture, dimanche 13, intervenait à 18 h. Des navettes maritimes gratuites reliaient les deux ports, avec des départs annoncés toutes les quinze minutes à partir de 10 h. [1]

Le bilan publié le 23 septembre par la Fédération des Industries Nautiques fait état de 680 exposants, 700 bateaux de 5 à 55 mètres et près de 150 avant-premières mondiales, sur 100 000 m² nets d’exposition. Il recense 56 000 visiteurs et 720 journalistes de 45 pays. La flotte comptait 360 unités au Vieux Port et 340 à Port Canto, dont 120 voiliers neufs, 95 catamarans — 51 à voile, 44 à moteur — et près de 45 yachts d’occasion. [2]

Les exposants sont les entreprises participantes, tandis que les bateaux sont les unités présentées : il ne s’agit donc pas d’un décompte de stands.

Le site affiche 56 600 visiteurs, contre 56 000 dans le bilan daté que nous retenons. [2][3]

Deux ports, des usages différents de la mer

Au Vieux Port, les yachts à moteur étaient au premier plan. La Jetée accueillait de grandes unités, tandis que le quai Saint-Pierre mettait en avant les dayboats, les open et les flybridge. La Pantiero regroupait notamment le Power Cat Village. Le Palais des Festivals complétait les pontons avec des équipements, des aménagements, des destinations et des services nautiques. [4]

À Port Canto, le parcours réunissait la voile, la Power Boat Marina, le brokerage et les loisirs nautiques. Les visiteurs pouvaient monter à bord et, pour certains modèles, participer à des essais en mer. Cette configuration permettait d’aborder le bateau comme un produit à comparer dans son environnement, au-delà d’une photographie ou d’une fiche technique. [5]

Notre lecture : cette diversité oblige à nuancer l’image d’un salon consacré uniquement aux superyachts. Une unité de sortie à la journée, un catamaran de croisière et un yacht d’occasion répondent à des besoins différents. Leurs critères de choix ne peuvent donc pas se réduire à la taille ou au prestige.

L’innovation : de la manœuvre à la biodiversité

L’Innovation Route proposait un parcours consacré aux solutions innovantes et durables, repérables sur les stands. Les quatre catégories de prix portaient sur la navigation, les produits durables, les bateaux innovants et la responsabilité sociétale des entreprises. [6]

Le palmarès 2026 a récompensé Smart Mooring de BlueNav, Suzuki Edge ECoat, l’Excess 11 et les Biohuts de D-Marin. L’Azimut Grande 44M a reçu le prix spécial du jury. Le festival a communiqué ces résultats à l’occasion du cocktail des exposants. [7]

Pour Riviera Royal Media, ce palmarès suggère une évolution du discours nautique : l’innovation concerne aussi la facilité d’usage et l’environnement portuaire. Un prix reste toutefois une reconnaissance du jury, pas une mesure indépendante de l’impact écologique global. Pour apprécier une promesse de durabilité, il faut regarder les conditions d’utilisation, la consommation réelle, l’entretien et la durée de vie du bateau.

Notre interview autour du Simbad 55

Dans le cadre de sa couverture du Cannes Yachting Festival, Tetiana Stadniuk, pour Riviera Royal Media, a réalisé une interview consacrée au Simbad 55. Le chantier annonçait la présentation de la version Legend à Port Canto, Sail 144, quai Roseraie. [8]

Odyssea, représentant de Legend 1, annonce 17,59 mètres de longueur et 8,92 mètres de largeur. L’architecture est signée Pierre Delion, le design Franck Darnet. L’équipement comprend un gréement carbone, 3 150 W de panneaux solaires, une batterie lithium de 800 Ah et deux Yanmar diesel de 150 ch. Il s’agit de caractéristiques publiées, sans essais indépendants de notre média. [9]

L’unité conserve aussi un groupe électrogène : l’apport solaire ne signifie donc pas une navigation entièrement électrique. [9]

Ce cas ouvre une question éditoriale : comment concilier confort, autonomie et simplicité de navigation ? Notre interview participe à notre rencontre avec les acteurs du nautisme ; les données techniques présentées ici proviennent des documents cités. Les promesses d’un constructeur gagnent à être examinées dans des conditions d’utilisation précises.

Ce que nous retenons

Le Cannes Yachting Festival offre un lieu de comparaison entre des projets très différents. Sa valeur journalistique tient à la possibilité de confronter les annonces aux bateaux, aux équipements et aux interlocuteurs présents. La fréquentation mesure son audience ; elle ne suffit pas à établir le volume des ventes ni la santé économique de toute la filière.

Riviera Royal Media a assuré la couverture du Cannes Yachting Festival à travers ses contenus de terrain, dont son interview autour du Simbad 55. Notre conclusion : le défi du yachting est de rendre ses promesses de confort, de facilité et de responsabilité vérifiables dans la pratique. C’est sur cet écart entre présentation et usage que doit porter le regard journalistique.

Sources et vérification

  1. Cannes Yachting Festival — dates et horaires 2026
  2. Fédération des Industries Nautiques — bilan du 23 septembre 2026
  3. Cannes Yachting Festival — chiffres affichés en page d’accueil, consultés le 6 octobre 2026
  4. Cannes Yachting Festival — Vieux Port
  5. Cannes Yachting Festival — Port Canto
  6. Cannes Yachting Festival — Innovation Route
  7. Cannes Yachting Festival — annonce officielle du palmarès 2026
  8. Simbad Yachts — présentation du Simbad 55 Legend à Cannes 2026
  9. Odyssea — fiche du Simbad 55 Legend 1